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NOTES
DE PRODUCTION |
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Le
morceau d'ouverture a été écrit à
mon retour du Zaïre en juin 1989. Il s'appuie sur le
rythme du mutuashi (des Balubas du Kasaï). Il est conçu
comme une longue impro/variation de sax sur un thème
plutôt festif voire exubérant . Il traduit
bien l'état d'esprit un peu exalté où
j'étais au retour de ma première expérience
africaine. |
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Cette
composition doit son origine a un très curieux rythme
que j'ai découvert lors d'un mini-concert de danses
et percussions à Kinshasa. Ce rythme (dans l'impossible
mesure de 4 ½ !), m'avait tellement fasciné
que j'en ai tiré ce morceau, que j'ai commencé
en pleine nuit à Kinshasa, d'où son premier
titre 'A Night in Kinshasa'.
Par
la suite le morceau a évolué avec des parties
plus jazz dont les solos de sax et de piano Le rythme est
originaire de la région Mongo (au centre du Congo)
et j'y ai trouvé cohérent d'y adjoindre, comme
cerise sur le gâteau, un mini-chœur de Pygmées,
qui résident dans cette région
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Un
des faits marquants de l'histoire de la musique a été
cette traversée de l'Atlantique imposée aux
esclaves africains qui a permis la diffusion de la musique
noire sur tout le continent américain et tous les
métissages qui en en sont issus.
Dans
le cas de cette composition il s'agit d'un mélange
Afrique centrale - Brésil auquel j'ai ajouté
une partie médiane flûte-cor anglais plus inspirée
du courant jazz ECM des années 80.
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Il
parait que dans les ex-colonies françaises, les nouveaux-nés
africains recevaient le prénom du saint du jour dans
le calendrier officiel de la république. Ce qui faisaient
des natifs du 14 juillet, des Fetnat (abréviation
de fête nationale).
Ce
morceau a la particularité de reprendre tous les
éléments du soukous congolais mais en les
modifiant : ce n'est ni le jeu de guitare, ni le jeu de
basse, ni le jeu de caisse claire typique du genre mais
des variantes, jamais encore combinées à ce
jour. Le pseudo-soukous, peut-être un nouveau style
?
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Le
nom 'Pays des 1000 Collines' est donné indifféremment
au Rwanda ou au Burundi , mais quand même plus ces
derniers temps au Rwanda. Dans mon histoire personnelle
c'est néanmoins le Burundi et ses célèbres
tambourinaires qui ont attiré en premier mon attention,
d'où ce morceau composé en 1991. J'ai gardé
le titre original, même s'il peut prêter un
peu à confusion.
Cette
composition s'inspire très largement des motifs rythmiques
des tambours, avec des ajouts de marimba et de cordes et
enfin une touche de jazz lors du solo de sax. |
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Ce
morceau est le plus ancien de CD, puisqu'il fut composé
dans une période particulièrement solitaire
de ma vie en 1985. Je l'ai africanisé plusieurs année
après en ajoutant une rythmique sur base de derbouka
et tambours basse. Le titre est un jeu de mots sur mon nom
où je m'imaginais planant au dessus de l'agitation
humaine tel un faucon dans le ciel. La tentation de l'ermite
en quelque sorte. |
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J'ai
commencé à m'intéresser à la
musique rwandaise en 1996, et notamment aux danses traditionnelles
de femmes, dont la grâce est en complet contraste
avec les danses d'hommes. Le rythme et les sons de ce morceau
évoquent ces danses, avec les sonnailles attachées
aux chevilles des jeunes filles . La mélodie, par
contre, n'a rien de rwandais, pas plus que le titre, qui
évoque quelqu'un qui m'était cher à
l'époque. |
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Matonge
est le nom du quartier africain de Bruxelles, par analogie
avec le quartier du même nom à Kinshasa.. Ce
morceau est un hommage à la rumba congolaise classique
avec ses trois parties : thème 1, thème 2
et puis sebene.
La
mélodie du sax vise à reproduire le phrasé
et la ligne mélodique très ornementée
typique des chansons congolaise.
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Je
voulais également inclure le Sénégal
dans ce CD, un pays que j'ai beaucoup visité et dont
j'apprécie énormément la culture. La
première partie de ce morceau est un arrangement
sur un traditionnel sénégalais ('Chérie'),
popularisé notamment par Baaba Maal. La deuxième
partie, qui est basée sur le mbalax (rythme sénégalais),
tire son nom d'un des quartiers de Dakar, ou se situe notamment
le Thiossane, la fameuse boite de nuit de Youssou N'dour.
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